Charlotte Pons Sophrologue · Montpellier
Autour de Montpellier Exercice guidé

Sophrologie en plein air près de Montpellier : où pratiquer

Pourquoi pratiquer dehors aide, trois exercices à emporter et six lieux au nord de Montpellier : Restinclières, le Lez, la garrigue, la plage hors saison.

Charlotte Pons, sophrologue, souriante en extérieur devant un feuillage à Prades-le-Lez

Par Charlotte Pons · Publié le · 8 min de lecture

La sophrologie en plein air n’est pas une méthode à part : ce sont les exercices que je transmets en cabinet, pratiqués dehors, dans un cadre qui leur rend service. Autour de Montpellier, entre le Lez, la garrigue et la mer, les lieux ne manquent pas pour respirer autrement. Voici pourquoi je conseille souvent de sortir, trois exercices à emporter avec vous, et une sélection d’endroits que je connais bien, au nord de la ville surtout.

Pourquoi pratiquer dehors aide

Quatre choses se passent dehors qui ne se passent pas, ou moins, entre quatre murs.

La lumière du jour. Une exposition à la lumière naturelle, surtout le matin, aide le corps à caler son rythme entre veille et sommeil. Pour les personnes que j’accompagne sur des nuits difficiles, une pratique en extérieur en début de journée est souvent un levier aussi simple que les exercices du soir.

La marche. Beaucoup de personnes n’arrivent pas à « se poser » assises : l’agitation intérieure est trop forte, l’immobilité l’amplifie. En marchant, le mouvement absorbe une partie de cette agitation, et l’attention se place plus facilement dans les jambes, les appuis, la cadence.

Une respiration plus ample. Dehors, sans s’en rendre compte, on respire plus bas et plus large. La cage thoracique s’ouvre, le regard porte loin, les épaules descendent. Le corps fait de lui-même une partie du travail qu’on lui demande en séance.

Un ancrage sensoriel tout prêt. Le vent sur le visage, le bruit de l’eau, l’odeur de la garrigue après la pluie, la lumière qui bouge dans les feuilles : autant de points d’appui pour l’attention. En cabinet, je dois les évoquer ; dehors, ils sont là.

Un point d’honnêteté pour finir : sortir ne règle rien par magie. Une promenade ne remplace ni un accompagnement structuré ni, quand il est nécessaire, un suivi médical ou psychologique. Elle donne un cadre où les outils s’installent plus facilement — c’est déjà beaucoup.

Trois exercices à faire dehors

Ces trois exercices se pratiquent en tenue de tous les jours, sans matériel, en une vingtaine de minutes au total — ou séparément, selon le temps que vous avez.

La respiration en marchant

Marchez à votre allure naturelle pendant une minute, sans rien changer. Puis accordez la respiration au pas : inspirez sur trois pas, expirez sur quatre ou cinq. L’expiration reste toujours un peu plus longue que l’inspiration — c’est ce qui apaise, comme dans les techniques que je détaille dans l’article sur la respiration anti-stress. Si le compte vous crispe, abandonnez-le : gardez seulement l’idée d’une expiration qui accompagne les pas. Cinq à dix minutes suffisent. Quand les pensées reviennent, revenez au comptage, sans commentaire.

L’ancrage par les cinq sens

Arrêtez-vous à un endroit qui vous plaît, debout ou assis. Passez les sens en revue, lentement, en nommant intérieurement ce que vous percevez : cinq choses que vous voyez, quatre que vous entendez, trois que vous sentez sur la peau (l’air, le soleil, le sol sous les pieds), deux odeurs, une saveur — celle de votre bouche, tout simplement. Cet exercice ramène l’attention dans le présent en deux ou trois minutes. Je le donne souvent aux personnes qui ruminent : la tête a du mal à tourner en boucle quand elle est occupée à compter des sons.

La relaxation dynamique debout face à un paysage

Choisissez un point de vue : le Pic Saint-Loup au loin, une rangée d’arbres, la mer. Debout, pieds écartés de la largeur du bassin, genoux souples. Inspirez en haussant les épaules vers les oreilles, retenez l’air deux secondes en gardant les épaules hautes, puis relâchez d’un coup en soufflant par la bouche. Trois fois. Ensuite, inspirez en levant lentement les bras devant vous jusqu’à l’horizontale, regard sur le paysage, expirez en les laissant redescendre. Trois fois également. Terminez par une minute immobile, les yeux ouverts sur le point de vue, en observant simplement ce qui a changé dans le corps. Cette séquence reprend le premier temps d’une séance, celui que je décris dans la sophrologie, c’est quoi ?

Où pratiquer autour de Montpellier

Chaque lieu apporte quelque chose de différent à la pratique. Voici ceux que je recommande le plus souvent, en partant du nord — c’est là que je reçois, à Prades-le-Lez — vers la ville puis la mer.

Le domaine de Restinclières, à Prades-le-Lez. Un grand parc départemental boisé autour d’un château, avec de longues allées ombragées et des espaces ouverts vers le Pic Saint-Loup. C’est le lieu idéal pour la respiration en marchant : les allées sont larges, plates, et l’on peut compter ses pas sans se soucier du terrain. L’ombre le rend praticable une bonne partie de l’année.

Les berges du Lez. La rivière traverse Prades-le-Lez, Montferrier-sur-Lez, Castelnau-le-Lez puis Montpellier, et sa promenade offre ce que j’aime le plus pour l’ancrage sensoriel : le bruit de l’eau. Il occupe l’oreille, couvre une partie du bruit de la ville et donne un rythme à l’attention. À la source, à Saint-Clément-de-Rivière, l’eau est particulièrement calme.

Le bois de Montmaur. Au nord de Montpellier, à côté du parc de Lunaret, ce bois de pins et de chênes verts est accessible depuis la ville sans voiture. On y trouve la sensation de forêt à deux pas des quartiers : sol souple, lumière tamisée, odeur de résine. Un bon endroit pour l’exercice des cinq sens, parce que les stimulations y sont riches sans être envahissantes.

Le lac du Crès. Un ancien site de carrière devenu plan d’eau, à l’est de la ville. Ce qu’il apporte, c’est l’horizontalité : une surface d’eau immobile face à laquelle la relaxation dynamique debout prend tout son sens. Le regard se pose loin, et le corps suit.

La garrigue vers le Pic Saint-Loup. Au nord de Saint-Gély-du-Fesc et de Saint-Clément, la garrigue offre le grand air, la lumière crue et le silence. C’est le lieu des grands paysages — parfait pour la relaxation dynamique face au relief — mais aussi le plus exposé : soleil, vent, sol caillouteux. À réserver aux matinées douces, avec de bonnes chaussures.

La plage hors saison. Palavas-les-Flots, Carnon ou Villeneuve-lès-Maguelone sont à une vingtaine de kilomètres. D’octobre à avril, la plage presque vide est un cadre d’une grande puissance pour la pratique : le bruit régulier des vagues cale naturellement la respiration, le sable sous les pieds nus travaille l’ancrage, l’horizon apaise le regard. En été, le monde et la chaleur rendent l’exercice plus difficile — sauf très tôt le matin.

Quelques précautions

La chaleur. Nos étés sont très chauds, avec des nuits qui ne rafraîchissent plus toujours en juillet-août. De juin à septembre, pratiquez tôt le matin ou en fin de journée, à l’ombre, avec de l’eau, et évitez les efforts en plein soleil. Une relaxation dynamique par 35 °C n’apaise personne.

Les allergies printanières. Les pollens de cyprès dès la fin de l’hiver, puis les graminées au printemps, peuvent rendre la respiration ample inconfortable, voire contre-indiquée pour les personnes allergiques. Dans ce cas, privilégiez le bord de mer ou les berges, et parlez-en à votre médecin si les symptômes sont marqués — je ne me substitue jamais à un avis médical.

La discrétion. Certaines personnes redoutent le regard des autres. La respiration en marchant et l’ancrage par les cinq sens sont invisibles de l’extérieur ; seule la relaxation dynamique se remarque un peu. Choisissez un coin tranquille, ou faites-la plus petite : des épaules qui se haussent et se relâchent passent inaperçues sur un banc.

Le terrain et la météo. Par tramontane ou mistral, l’hiver, le bord de mer et la garrigue deviennent pénibles ; le bois et les allées abritées sont préférables. Et sur un sol caillouteux, gardez les yeux ouverts pendant les exercices debout.

Dehors, en cabinet, ou les deux

La pratique en plein air prend toute sa place entre deux séances. En cabinet, je transmets les exercices, j’ajuste ce qui ne fonctionne pas, et nous choisissons ensemble ceux qui vous conviennent ; dehors, vous les faites vôtres. C’est exactement le rôle de la pratique personnelle que je décris dans l’article sur le nombre de séances : quelques minutes régulières valent plus qu’une longue séance isolée.

Mon cabinet se trouve à Prades-le-Lez, à quelques minutes à pied du domaine de Restinclières — beaucoup de personnes prolongent leur séance par une marche dans le parc, et c’est une très bonne idée. Le détail des formules est sur la page séances et tarifs, et les communes que je couvre sont listées sur la page sophrologue à Montpellier. Pour celles et ceux qui hésitent entre les deux formats, j’explique aussi ce que change la visio par rapport au cabinet.

Et maintenant ?

Si vous avez envie de découvrir ces exercices avec un accompagnement avant de les emporter au bord du Lez ou face au Pic Saint-Loup, le plus simple est d’en parler : je propose un premier échange gratuit de 15 minutes, sans engagement, pour comprendre votre situation et voir ce qui pourrait vous aider.

Questions fréquentes

Faut-il savoir pratiquer avant de faire ces exercices dehors ?

Non, ils sont pensés pour être accessibles sans expérience. En revanche, je constate que les personnes qui les ont d’abord découverts en séance les mobilisent plus facilement seules, parce qu’elles savent ce qu’elles cherchent à ressentir. Dehors, on retrouve l’exercice ; on ne l’apprend pas.

Proposez-vous des séances de sophrologie en extérieur ?

Mes séances individuelles ont lieu au cabinet de Prades-le-Lez ou en visio. Ce que je propose, c’est de vous transmettre en séance des exercices que vous pourrez ensuite pratiquer dehors, à votre rythme — c’est souvent là qu’ils prennent toute leur place entre deux rendez-vous.

Est-ce que ça marche aussi quand il fait chaud ou qu’il y a du vent ?

Oui, à condition d’adapter le moment et le lieu. En été, je conseille de sortir tôt le matin ou en fin de journée, à l’ombre, avec de l’eau. Par grand vent, le bois ou les allées abritées de Restinclières sont plus confortables que le bord de mer ou la garrigue ouverte.

Peut-on remplacer les séances par une pratique dehors ?

La pratique en plein air complète un accompagnement, elle ne le remplace pas — pas plus que la sophrologie ne remplace un suivi médical ou psychologique si vous en avez besoin. Ce qui fait avancer, c’est la régularité entre les séances, et sortir est une belle façon de la rendre agréable.

Envie d'aller plus loin ?

Un premier échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement, pour voir si la sophrologie peut vous aider dans votre situation.